Oral : ton étude de cas
Spondylarthrite avec atteintes axiales et périphériques · 1 heure de questions
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1. Les 5 premières minutes (non notées)
Selon les directives MMep 2026, l'oral commence par 5 minutes où tu présentes les aspects positifs et négatifs que tu as rencontrés en rédigeant ton étude de cas. Cette partie n'est pas notée : elle sert à te mettre en confiance. Prépare-la quand même, elle donne le ton.
Positif (exemples à adapter) :
- J'ai approfondi une maladie que je connais aussi personnellement, avec plus de recul théorique.
- Les mesures régulières (EVA, Schober, inclinaisons) m'ont permis de suivre l'évolution et d'adapter chaque séance.
- La patiente était très motivée : la relation de confiance s'est installée vite.
Négatif / difficultés :
- Garder une distance professionnelle avec une maladie que je vis moi-même.
- Les douleurs fluctuent avec les poussées et le stress, donc c'était difficile de mesurer l'effet propre du massage.
- Certaines mesures ont peu changé. Avec le recul, j'aurais ajouté l'ampliation thoracique et des questionnaires (BASDAI, BASFI).
- Aucune collaboration avec le médecin ou le rhumatologue : c'est un point que j'améliorerais.
Ensuite, l'entretien suit 3 parties : 1) relevé des données et interprétation, 2) concept de mesures et techniques, 3) autoréflexion, collaboration, formation continue et avenir de la profession.
1 bis. Si le jury te demande de résumer ton cas (2 minutes)
Le jury commence souvent par « Présentez-nous votre cas ». Apprends ce déroulé, pas mot à mot : les 6 étapes dans l'ordre.
- La patiente : femme de 30 ans, massothérapeute à 100 %, mère de deux enfants, sportive (fitness 2–3 fois par semaine). Spondylarthrite diagnostiquée en 2024, douleurs articulaires depuis l'âge de 15 ans.
- Ses plaintes : douleurs cervicales et lombaires chroniques, mobilité du rachis diminuée, respiration haute thoracique, douleurs intermittentes des pouces et des avant-bras, dans un contexte de séparation.
- Mon examen : hypertonie des SCOM, des splénius et des trapèzes supérieurs ; étoile de Maigne positive à droite ; Schober adapté diminué ; tests neurodynamiques légèrement positifs pour le médian, le radial et l'ulnaire.
- Mon hypothèse : des tensions musculaires secondaires à la maladie inflammatoire, avec une surcharge des membres supérieurs due au métier et une influence du stress sur la douleur et la respiration.
- Mon traitement : 9 séances de 60 min, du 2 février au 29 mai 2026. Massage classique et médical : effleurages, pétrissages, points gâchettes, mobilisations passives douces, étirements et travail respiratoire. Conseils pour la maison : respiration, étirements, chaleur, activité physique.
- Les résultats : EVA de 6/10 à 3/10, respiration plus ample, légère amélioration de la mobilité, patiente plus détendue. Les douleurs chroniques persistent, ce qui est logique : le massage ne soigne pas l'inflammation, il en soulage les conséquences.
2. Mode jury : une question au hasard
Score : ·
3. Les points que le jury risque d'attaquer
J'ai relu ton travail avec les yeux d'un examinateur. Voici ce qu'il va sûrement creuser. Les réponses sont dans les questions marquées piège.
- Tu as toi-même la spondylarthrite : comment as-tu gardé ta distance professionnelle ?
- Raideur matinale de moins de 15 min et pas de réveils la nuit : ce n'est pas le profil classique d'une douleur inflammatoire.
- Baisse de l'acuité visuelle : dans la spondylarthrite, c'est un signal d'alerte pour l'uvéite. L'as-tu recherchée ?
- Douleurs des pouces : hernie C5-C6 connue, tests neuro positifs… Quels diagnostics différentiels ?
- Petites améliorations chiffrées : inclinaison cervicale 14 → 13,8 cm (2 mm), Schober 8 → 8,5 cm. C'est dans la marge d'erreur de la mesure.
- « Aucune contre-indication absolue » : et les mobilisations cervicales sur un rachis inflammatoire, avec des hernies ?
- « Sensation de mauvaise circulation » dans les jambes : as-tu pensé à exclure une thrombose ?
- Aucune collaboration avec d'autres thérapeutes : qui aurais-tu contacté, et quand ?
⚠ Ces réponses te servent de base : reformule-les avec tes mots et compare-les à ton cours. En cas de différence (normes d'un test, racines nerveuses), c'est ton cours qui fait foi. Ce qui est marqué à vérifier dépend de la façon dont tu as réellement fait les choses.